Prix d’un aménagement des combles sous pente

Réaliser l’aménagement de combles existants requiert de bien penser son projet. En effet, si la structure générale est prête à accueillir vos pièces, il faudra tout de même effectuer quelques travaux pour obtenir le résultat escompté. Nos experts du bâtiment vous guident et vous informent sur ce qui vous attend !

chambre sous-combles

Le prix d’un aménagement de combles sous pente

Tous les besoins de travaux impliquent un minimum de dépense. Dès lors, voici quelques bases tarifaires afin de vous permettre de faire une première estimation chiffrée de vos projets d’aménagement de combles existants :

Postes de dépense

Prix

les fenêtres de toit

création

1 000 à 1 500 € (hors pose)

remplacement

100 à 1 000 € (hors pose)

l’escalier

création de la trémie

200 à 2 000 €

création ou modification

1 000 € (hors pose)

remplacement escalier en bois droit ou quart tournant

500 à 2 000 € (hors pose)

la réfection du plancher

démolition du plancher

44 € par m²

création d’un nouveau plancher bois OSB

72 € par m²

création d’un nouveau plancher bois aggloméré

86 € par m²

l’isolation de la toiture

par l’extérieur (sarking)

100 à 270 € par m²

par l’intérieur

20 à 80 € par m²

l’isolation du plancher

isolation phonique

30 à 60 € par m²

le faux plafond

16 à 45 € par m²

l’électricité

pose de câblages

45 à 55 € par ml

ajout de prise de courant

90 €

ajout de point lumineux au plafond

50 à 200 € (hors fourniture du luminaire)

raccordement de radiateur électrique

175 €

la plomberie

prolongation des réseaux

45 à 80 € par ml

installation d’un point d’eau (vasque)

180 €

installation d’un WC

250 €

raccordement complet d’une petite pièce d’eau (bain ou douche)

3 000 à 5 000 €

pose d’un chauffe-eau électrique instantané

100 à 200 €

les cloisons

pose de cloison sur des montants simples

33 € par m²

pose de cloison sur isolation

14 € par m²

les portes

porte battante

30 à 3 000 € (hors pose)

porte coulissante

100 à 2 000 € (hors pose)

porte à galandage

200 à 2 000 € (hors pose)

les revêtements de sol

les parquets

20 à 160 € par m²

les moquettes

40 à 90 € par m²

les sols plastiques

25 à 50 € par m²

les carrelages

50 à 120 € par m²

les revêtements de murs 

les peintures

20 à 60 € par m²

les tapisseries

20 à 30 € par m²

les enduits

30 à 50 € par m²

les faïences

40 à 70 € par m²

les lambris

10 à 70 € par m²

les revêtements de plafonds

les peintures

25 à 65 € par m²

les lambris

15 à 75 € par m²

Les travaux d’aménagement de combles sous pente

Dans des combles existants, si certains travaux, notamment au niveau de la charpente, ne sont pas nécessaires, d’autres doivent, par contre, être mis en œuvre afin d’assurer la création des différents espaces attendus et de garantir un minimum de confort pour les futurs occupants de ce niveau.

L’ajout ou le remplacement d’ouvertures

S’il n’en possède pas, cet espace a besoin d’ouvertures afin de permettre un apport suffisant en lumière naturelle. Dès lors, il faudra créer autant d’ouvertures que de pièces à l’aide de fenêtres de toit.

Seuls les WC, et éventuellement une petite pièce d’eau, peuvent se passer de cet équipement puisque ces espaces ne sont utilisés que de manière courte et ponctuelle. A l’inverse, un salon, un bureau ou une chambre devra impérativement en être doté.

Le nombre d’ouvertures et les dimensions de celles-ci seront calibrés en fonction des surfaces de chaque pièce. Plus la pièce sera grande et plus elle aura besoin de luminosité.

Côté équipement, les velux se déclinent dans de multiples versions, que ce soit en termes de dimensions, de matériaux, de coloris et d’options (avec store manuel, avec volet roulant électrique, en verre autonettoyant, etc.). Le prix sera donc en corrélation avec le choix de gamme effectué.

Dans certains cas, l’étage à aménager est déjà doté de velux. Toutefois, un remplacement peut parfois être prévu afin de passer sur un vitrage plus performant, sur un style plus en harmonie avec le projet ou simplement pour des raisons de vétusté des éléments existants via un remplacement à l’identique.

La création, la modification ou le remplacement de l’escalier

Pour un accès parfaitement sécurisé et facile aux combles aménagés, un escalier est bien évidemment indispensable.

S’il en existe déjà un, bien pensé et bien placé, cela vous évitera une dépense assez conséquente. Le cas échéant, il faudra prévoir les travaux de création ou de modification, voire le simple remplacement de l’escalier en place pour un modèle plus moderne ou plus solide. 

S’il faut en passer par cette création d’escalier, il faudra alors également réaliser la création de la trémie, à savoir l’ouverture dans le plancher qui permettra ensuite l’accès à l’étage. 

D’autres fois, il suffira d’adapter la trémie aux nouvelles dimensions de l’escalier ou de la refermer afin de déplacer totalement l’escalier. 

Pour ce qui est de l’escalier en lui-même, il pourra être en bois, en métal, en verre et même en béton selon les envies. Il pourra être droit, en quart tournant ou même hélicoïdal. Bien sûr, ce choix impactera directement le budget global.

La réfection du plancher

Si un grenier aménageable dispose généralement de son propre plancher, il se peut cependant que ce dernier soit un peu vétuste, voire même très abîmé. 

Dans ce cas, il sera envisageable de simplement le renforcer ou carrément de le supprimer en vue de le remplacer par un nouveau. Le choix de ce plancher sera fonction des futurs revêtements de sol à mettre en œuvre.

Ainsi, dans le cas d’un parquet, notamment s’il est massif, les lames de bois pourront être directement posées sur les pannes. Le cas échéant, ce sont des panneaux de bois OSB ou d’aggloméré hydrofugé qui seront implantés et qui recevront un revêtement.

Si l’existant doit être renforcé, notamment pour permettre l’aménagement d’une salle de bains à l’étage, il faudra procéder à la dépose du plancher afin d’ajouter des pannes, voire du plafond dans les cas les plus extrêmes afin de recréer intégralement le plancher.

La réfection de l’isolation

Si elle n’a pas été révisée depuis de nombreuses années ou si elle est inexistante, l’isolation thermique devra faire l’objet de quelques travaux car il est important de disposer d’une bonne isolation, été comme hiver. Ceci est d’ailleurs particulièrement vrai pour les pièces situées dans les étages supérieurs qui sont beaucoup plus sensibles aux variations thermiques extérieures.

Cette dernière pourra être pensée selon deux techniques différentes que sont l’isolation par l’intérieur ou par l’extérieur (le sarking).

Il faut alors savoir que la première viendra grignoter un peu d’espace sur votre aménagement tandis que la seconde aura un coût bien plus élevé puisqu’elle requiert une dépose de la couverture. Le sarking sera généralement envisagé si de gros travaux sont également prévus sur la toiture elle-même.

Type d’isolation

Procédure

Isolation par l’intérieur

Elle comprend a minima un pare vapeur et une épaisseur d’isolant (de la laine de verre en rouleau ou des panneaux semi-rigides).

L’isolation est installée sous les rampants de la toiture. 

Isolation par l’extérieur

Cette isolation est installée sous la couverture du toit (sous les tuiles, le bac acier ou les ardoises…). 

Elle se présente en simple ou en double couche.

Mais l’isolation peut aussi concerner le plancher avec, dans ce cas, plutôt une isolation phonique afin de limiter les nuisances sonores entre les niveaux. 

La création d’un faux plafond

Selon la hauteur sous plafond des combles aménageables, il sera aussi parfois intéressant de créer un faux plafond en placo. Deux méthodes de réalisation sont alors envisageables :

Type de faux plafond

Procédure

Faux plafond autoportant

Rapide à installer, le faux plafond autoportant ne demande pas la mise en place d’une structure spécifique car il repose sur des supports dédiés placés sur le pourtour de la pièce.

Faux plafond suspendu

Cet autre système de pose se révèle plus complexe que le précédent. En effet, lorsqu’il est suspendu, le faux plafond requiert la mise en œuvre de suspentes de soutien associées à une ossature dédiée et fixée sur les poutres.

Les travaux d’électricité

Il va de soi que ce niveau, une fois aménagé, aura besoin d’un minimum d’électricité, que ce soit pour disposer de points d’éclairage au sein de chaque espace, mais aussi de prises (électrique, TV, internet…).

Par ailleurs, selon les équipements du logement, il faudra aussi prévoir les raccordements électriques des radiateurs, du chauffe-eau ou de tout autre installation fonctionnant avec du courant.

Lors des travaux, les différents réseaux de câbles électriques pourront être passés dans le plancher et les cloisons, les rendant alors totalement invisibles. 

Les travaux de plomberie

A l’instar de l’électricité, il se peut que des travaux de plomberie soient indispensables. Ils le seront d’ailleurs si le système de chauffage est basé sur un chauffage central qui demande alors un réseau de circulation en eau.

Par ailleurs, selon les espaces prévus sur ce nouveau niveau, il faudra assurer l’alimentation et l’évacuation en eau froide (pour un WC), voire aussi en eau chaude (pour une salle de douche ou de bains). Les raccordements à ces nouveaux équipements seront aussi assurés par le plombier.

Dans l’idéal un WC ou une pièce d’eau sera installé au-dessus d’une autre pièce d’eau afin de faciliter les travaux de raccordement de plomberie. 

En termes de coûts, ce sont surtout les niveaux de gamme des installations retenues qui viendront impacter le budget final.

Les travaux de cloisonnement

A moins de prévoir un très vaste étage dédié à la création d’un seul et unique espace, il faudra prévoir la réalisation de quelques cloisons de séparation de manière à délimiter les différentes pièces telles que la chambre et son espace dressing, le bureau, la salle de bains, la salle de jeu…

Dès lors, de la simple cloison en placo à celle, plus travaillée, en briques de verre, de multiples options sont possibles.

Les portes de séparation de pièce

Et ces cloisons seront alors, le plus souvent, complétées par des portes de séparation afin de garantir un minimum d’intimité.

Selon les budgets notamment, mais aussi pour des questions de gains de place, il sera possible d’opter pour des portes simples et battantes, ou pour des portes coulissantes, voire à galandage.

Côté matériaux, de la porte isoplane à la porte en alu, les prix seront fonction de la nature de la porte et de sa qualité.

Les revêtements

Enfin, pour les finitions, il faudra en passer par la mise en place des différents revêtements.

Les différents revêtements selon le support

Présentations

les revêtements de sol

les parquets

Le parquet offre un côté chaleureux très apprécié dans nombre de pièces. 

Il existe différents types de parquet :

– stratifié : il s’agit dans ce cas d’une simple imitation de bois

– contrecollé : le parquet est alors composé d’une fine épaisseur de bois fixée sur un autre matériau

– bois massif : ce sont alors des parquets faits d’essences de bois noble tels que le chêne

les moquettes

Idéale dans une chambre, la moquette se veut confortable et douce sous le pied. De plus, elle présente l’avantage de ne pas être froide, même en hiver. 

Déclinable à volonté en termes de coloris, de styles et de gammes, elle tend par contre, au fil du temps, à se défraîchir.

les sols plastiques

Les sols plastiques (vinyle ou lino) permettent de décliner une infinie variété de styles et coloris, y compris des imitations parquet, carrelage, etc.

Très facile à entretenir et à mettre en place, la durée de vie de ce revêtement est par contre moins longue que celle d’un parquet ou d’un carrelage. 

les carrelages

Le plus souvent, le carrelage est posé dans les pièces d’eau. A l’instar du sol plastique, il peut adopter un grand nombre de styles et imiter le parquet, la pierre ou même le marbre de manière impressionnante. 

Robuste et résistant à l’humidité, il faudra toutefois, pour une salle de bains, installer un carrelage adapté (à savoir antidérapant) afin de limiter le risque de chute par glissade.

les revêtements de murs 

les peintures (aussi valable pour les plafonds)

Très utilisée sur les murs, la peinture permet de jouer sur les effets de couleurs et de finition (mat, satinée, brillante). 

Il existe un certain panel de solutions en termes de type de peinture avec la peinture à l’eau, la peinture glycéro ou la peinture mixte.

les tapisseries

Traditionnel (léger, à base de papier), intissé (léger et robuste, contient des fibres textiles et de la cellulose) ou vinyle (résistant à l’humidité, contient du PVC), le papier peint est une autre option de finition murale.

Arborant des motifs et/ou des reliefs travaillés, ou simplement dans une teinte unie, il convient à l’ensemble des pièces d’un logement.

les enduits

L’enduit mural intérieur peut également devenir un revêtement de finition, notamment dans les pièces d’eau. Dès lors, il peut être teinté selon les envies.

les faïences

Les surfaces murales, notamment dans les salles de bains, les WC ou les cuisines, peuvent aussi être recouvertes de faïences. 

Ce type de carrelage se décline en diverses dimensions et de nombreux styles et matériaux.

les lambris (aussi valable pour les plafonds)

Composé de lames, le lambris peut être en bois ou en PVC. Dès lors, il convient aussi bien à une chambre qu’à une pièce d’eau. 

Ce revêtement est décliné en de multiples variantes de couleurs et de styles.

Les aides possibles

Si tous les travaux de rénovation peuvent être assortis d’une TVA intermédiaire à 10 % (à condition bien entendu d’en passer par un professionnel pour la fourniture et la pose), certains d’entre eux peuvent, en outre, bénéficier d’aides plus poussées.

C’est le cas des travaux en lien avec l’amélioration énergétique du logement. Dès lors, dans le cas qui nous intéresse ici, à savoir un aménagement de combles existants, les travaux en lien avec l’isolation peuvent être assortis de quelques aides faisant baisser le coût global.

Les aides

Présentation

MaPrimeRénov’

Instaurée en vue de remplacer le CITE, MaPrimeRénov’ est une aide dédiée aux travaux de rénovation énergétique. Elle est accordée aux propriétaires selon leur niveau de ressources.

TVA réduite

La TVA réduite est une TVA à 5.5 % concernant uniquement des travaux énergétiques.

Eco-Prêt à taux 0

L’ECO-PTZ est une autre aide qui consiste en un prêt bancaire assorti d’un taux d’intérêt de 0 %. Il permet d’aider les ménages à réaliser leurs travaux d’amélioration énergétique dans une limite de 30 000 €.

Autres aides 

D’autres aides peuvent encore être accordées, que ce soit par l’ANAH (prime Habiter mieux) ou dans le cadre des CEE imposés aux grands pollueurs. Il peut aussi y avoir des aides sous forme de subventions (locales, départementales ou régionales).

Les démarches administratives

Tout d’abord, il est recommandé, en amont des travaux, de consulter le PLU de la commune afin de savoir, par exemple, si les ouvertures que vous envisagez sont compatibles avec les attentes de ce document.

Selon les cas, il y aura parfois quelques démarches à prévoir. Ce sera notamment vrai si de nouvelles fenêtres de toit doivent venir prendre place au niveau de la toiture. En effet, une telle opération consiste en une modification de l’aspect extérieur du logement, ce qui découle alors automatiquement sur la nécessité de faire une déclaration préalable de travaux auprès des services d’urbanisme de la commune.

Par ailleurs, sachez que si l’aménagement de vos combles porte la surface totale habitable de votre logement à plus de 150 m², il vous faudra alors en passer par un architecte et un permis de construire.

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